Bulletin d’Information - N°9/2016 – décembre 2016 -intro

 

Chers amis,

J’espérais commencer ce bulletin sur d’excellents vœux pour vous, nos lecteurs et soutiens fidèles et pour toute la planète. Suite au succès de la COP21 confirmé à la COP22, j’aurais voulu qu’il ne contienne que de bonnes nouvelles.

L’actualité en a voulu autrement. La sécheresse qui règne aujourd’hui au Proche-Orient a été la cause principale du désastre des feux de forêts de cette année dont les dégâts sont encore bien plus étendus que ceux causés par le terrible feu du Carmel de 2010 qui avait tué 44 personnes. Fort heureusement, si les dégâts matériels aujourd’hui sont plus étendus, il n’y a pas eu de pertes humaines. Israël a aussi pu constater l’amitié de nombreux peuples qui ont envoyé des moyens pour aider les pompiers israéliens à maîtriser ces incendies multiples, certains que l’on n’attendait pas.

Les premiers furent les Grecs et l’armée chypriote, mais l’Egypte, la Turquie, la France, les USA, la Croatie, la Jordanie et même l’AP ont rapidement mis des moyens, aériens ou terrestres, à disposition des combattants du feu israéliens.

Jerusalem area on fire November 2016 Photo Amir Balaban

 Le feu a ravagé Haïfa (près de 800 habitations détruites dans la ville), les collines de Jérusalem, la réserve naturelle du Mont Kfir, près du Mont Méron et bien d’autres villages, juifs et arabes. Au total, c’est près de 12000 hectares qui ont ainsi été réduits en cendres.  

Il faut maintenant tirer les leçons. L’ampleur de la tâche est gigantesque et je me dois donc de faire appel à votre générosité, car la SPNI va être mise très fortement à contribution pour la réhabilitation des espaces détruits par le feu.

Il faut planifier ce qu’on doit faire, favoriser la flore endémique et cesser surtout avec les plantations en monoculture d’arbres facilement inflammables surtout dans des zones où le tourisme vert, la randonnée sont très pratiqués.

Selon Alon Rothschild, le directeur de la biodiversité de la SPNI, membre du Comité national du plan directeur des forêts en Israël, la réhabilitation des zones forestières doit être basée sur la capacité de croissance naturelle des zones affectées, sur la base des réserves de graines qui se trouvent dans les sols eux-mêmes, pas à partir de pousses apportées et plantées. C’est ce que la SPNI recommande et sur quoi elle sensibilise le public. Cette croissance naturelle doit être accompagnée afin qu’elle soit saine et pérenne. Aucune plantation ne doit être décidée sans une évaluation écologique préalable de sa nécessité. Enfin, il faut à tout prix éviter les pins, qui ne sont pas des espèces indigènes et qui favorisent l’extension rapide du feu. 

Jerusalem area on fire November 2016 Photo Amir Balaban

Je conclurai cet appel par la déclaration de la nouvelle présidente de la SPNI, Iris Hann, CEO :
Merci à tous ceux qui ont apporté leur aide. Je veux d’abord leur dire qu’il y a un fort espoir pour des jours meilleurs. En tant qu’Israéliens, ces derniers jours ne seront pas oubliés. La tempête de feux de forêt a blessé des milliers d’entre nous et a causé des dommages énormes et eu un impact écologique dévastateur. Merci à tous ceux qui sont venu apporter leur aide à nos équipes, fortement mises à l’épreuve, et à ceux qui ont pris l’initiative d’aider les victimes ou de parcourir les zones naturelles pour détecter tout départ de feu.
Comme les zones touchées s’étendaient, la SPNI a fait tout ce qu’elle a pu pour préparer et réaliser les interventions destinées à protéger ceux mis en danger par le feu et prévenir tout ceux qui risquaient d’être menacés.

Notre cellule de crise a coordonné nos actions avec l’Autorité nationale d’urgence afin d’accueillir les personnes évacuées dans nos écoles de terrain et pour diffuser régulièrement un état de la situation. Nos volontaires et véhicules tout-terrain sont intervenus partout où le Service national des Réserves naturelles et Parcs nationaux le demandait.

Nous continuons à surveiller de près la situation afin de décider des activités de la SPNI à annuler ou à déplacer. Nous espérons reprendre le cours normal des choses rapidement.
Il faut maintenant regarder les choses d’une perspective plus large.

Bien des questions se posent, sur la contribution humaine au réchauffement climatique, la résilience sociale, l’aménagement des territoires et la préservation de la nature, et sur l’impact de toutes ces questions sur nos comportements individuels et collectifs.
Merci à tous ceux qui ont apporté leur aide, et une semaine plus calme pour nous tous.


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