Jérusalem : Ville jardin

Community Garden of Generations in Katamonim. Photo Amanda LindLorsque la section de Jérusalem de la SPNI lança et organisa le premier jardin communautaire d’Israël en 1999, nous ne pouvions alors rêver que de tels jardins deviendraient une part intégrante du tissu urbain de la capitale d’Israël.

Aujourd’hui Jérusalem peut mettre en avant ses 70 jardins communautaires dans toute la ville, depuis des minuscules jardins "de poche" dans le centre de la cité jusqu’à de vrais "vergers" nécessitant un entretien plus intensif dans les quartiers plus verts. Chacun d’entre eux apporte aux résidents un lieu à part où on peut faire retraite de la vie de tous les jours, toucher la terre et se reconnecter à la nature. 

Le jardin communautaire comme « maison dupeuple »

Garden Club at the Jerusalem Botanic Gardens learning useful ways to use herbs. Photo Amanda Lind

SPNI-Jérusalem est très fière d’avoir coordonné la mise en place de tous ces jardins communautaires. Ce programme a été lancé sous le nom hébreu de  "Garin Dvash," signifiant “graine de miel”. Il a permis de former nombre de jeunes adultes bénévoles pour en faire des professionnels du travail social et de l’horticulture durable en climat méditerranéen. Après leur formation, ces coordinateurs de jardins communautaires de la SPNI travaillent avec les enfants et les adultes pour planter, tailler et aider à organiser des activités sociales et éducatives dans les jardins. Ils servent de modèles pour les enfants des quartiers défavorisés qui, sans ces jardins, n’auraient aucun contact avec la nature et éduquent ces enfants à leurs responsabilités environnementales. Ils contribuent aussi à une nourriture plus saine pour les habitants des quartiers défavorisés.

Depuis le lancement du programme des jardins communautaires, la SPNI a ainsi formé 60 jeunes adultes, dont plusieurs ont poursuivi une carrière de travailleur social ou d’éducateur. Le programme a aussi réussi à cultivar des espaces verts dans la ville, contribuant à son équilibre écologique et promouvant des espaces sains tout près des lieux d’habitation, où on peut échapper un instant à tous ces écrans qui envahissent nos vies.  

Le futur

Chaque année nous organisons des collectes de fonds pour continuer à développer ce programme. Les municipalités et centres communautaires contribuent ce qu’ils peuvent, mais la majorité des fonds nécessaires proviennent de donateurs, israéliens et étrangers, qui comprennent l’impact social positif des jardins communautaires sur les résidents de la ville.  

planting a strawberry pole  in a golden age club in the Talpiot neighborhood. Photo Amanada Lind

En tant que “start-up” il est clair que nous avons réussi, grâce à l’engagement de nos bénévoles, au soutien de la municipalité et aux dons venus de partout.  Notre plus grand succès vient de ce que nos futurs dirigeants voient maintenant Jérusalem comme une “ville verte” en devenir et veulent participer à ce projet.

Récemment, trois enfants âgés de 7 ans, accompagnés de leurs parents, sont venus assister à un meeting sur le futur des jardins communautaires. Ils ont pris la parole en public pour expliquer l’importance de ces jardins en tant que lieux où l’on peut apprécier la nature et où se construisent des liens sociaux dans leur quartier. Leur conviction était communicative et il est réconfortant de voir qu’une nouvelle génération est prête à s’investir dans nos jardins communautaires et à en construire de nouveaux. Nos “graines de miel” commencent à germer.

 

 

Amanda Lind est la coordinatrice de la SPNI qui  dirige le programme des jardins communautaires de Jérusalem  et le "Garden Club", ONG établie en partenariat avec les jardins botaniques de Jérusalem  (www.botanic.co.il/en/get-involved/volunteer-garden-club/).