SPNI Battles Big Business on the Shores of the Kishon River

En 2010, la SPNI était à la pointe du combat mené par une coalition d’écologistes, d’experts et de résidents afin que se continuent les travaux de restauration et de préservation du Kishon (la rivière qui traverse Haïfa), dont les écosystèmes sont si  précieux. Elle avait été dangereusement polluée par l’industrie lourde qui la borde. En 2011, le Premier Ministre Binyamin Netanyahu a posé la première pierre du Parc de la Rivière Kishon, un espace naturel de 120 hectares, destiné à la promenade, la pêche de loisir, et les activités de plein-air comme l’observation de la nature et la relaxation ainsi qu’a devenir un refuge pour la faune et la flore sauvages.

Kishon River. Photo Dov Greenblat

Mais l’histoire ne s’arrête pas là, malheureusement. La Compagnie portuaire d’Israël, qui est propriétaire de certains terrains, a refusé de les libérer pour ce projet, sous prétexte qu’elle en avait besoin pour y stocker des conteneurs. Cela réduisait le parc de plus de moitié. 

La SPNI a réagi avec force, expliquant que cette réduction de la surface allouée mettait en cause les besoins critiques indispensables à la réhabilitation des écosystèmes du Kishon. La SPNI, les scientifiques et le public continueront  à se battre pour que soit allouée au projet une surface suffisante pour la réhabilitation et pour la protection de l’écologie du bassin complet de la rivière.

Comme si souvent avec les campagnes de la SPNI, la course est devenue un  vrai marathon plutôt qu’un sprint. Pourtant, le comité de planification et de construction du District de Haïfa (où, de droit, siège la SPNI) a pu apercevoir la ligne d’arrivée quand le Ministre de la Protection de l’Environnement a officialisé un nouveau plan pour un parc de 100 hectares. La décision de demander à des équipes de professionnels d’aider la Compagnie portuaire d’Israël à trouver des surfaces de remplacement pour y stocker leurs conteneurs a été prise et le maire de Haïfa, Yona Yahav, déclara que sa municipalité prenait la responsabilité de mettre à jour le plan directeur et de faire de la Baie de Haïfa un endroit unique attirant le public et comprenant une surface suffisante pour permettre à la vie sauvage de se régénérer.